10 ways to be a better entrepreneur

Pourquoi un entrepreneur réussit-il alors qu’un autre échoue? Qu’est-ce que l’on retrouve chez cet entrepreneur qui réussit en affaires? Quel est l’ingrédient secret du succès? En gros, comment peut-on devenir un bon entrepreneur, au juste? Voilà qui obsède de nombreux entrepreneurs en démarrage. Bien que les modèles d’entrepreneur à succès pullulent actuellement, il reste très difficile de cerner l’essence même du succès entrepreneurial.

J’aimerais vous dire que je détiens cet ingrédient magique! Je pourrais alors l’encapsuler et le distribuer à tous. Mon travail d’accompagnateur serait bien plus simple! Or, j’ai bien peur que cet ingrédient n’existe pas. Je l’ai pourtant bien cherché dans le petit boisé tout près de chez moi, mais à ce jour je n’ai trouvé que du lichen et des pissenlits!

Le succès entrepreneurial est la combinaison de plusieurs facteurs. Alors que vous avez du contrôle sur certains d’entre eux, d’autres échappent carrément à votre portée. Votre personnalité, la conjoncture économique ou les tendances de votre industrie ne sont que quelques exemples des éléments statiques sur lesquels vous ne pouvez pas agir. Ils sont, tout simplement. Vous devez composer avec. Heureusement, il existe beaucoup plus de facteurs de succès sur lesquels vous pouvez agir directement.

Que diriez-vous de 10 conseils pour devenir un meilleur entrepreneur et propulser votre succès en affaires? Difficile à refuser, non? Pour ceux qui n’en veulent pas, j’ai aussi une excellente recette de crumble aux pommes. Écrivez-moi, c’est avec plaisir que je vous l’enverrai. Pour tous les autres, suivez-moi, c’est parti!

Conseil no 1 : Développez votre patience

Personnellement, je ne suis pas un gars patient. Je suis donc le mieux placé au monde pour vous conseiller de l’être. J’ai constaté à de nombreuses reprises les conséquences négatives d’un manque de patience. C’est vrai autant sur le plan personnel que sur le plan des affaires.

Dans mes formations et mes conférences, j’explique souvent aux entrepreneurs que le développement des affaires a un résultat différé dans le temps. Traduction, s’il-vous-plait! Ça signifie que l’énergie et l’argent que vous allez investir dans votre marketing ne rapporteront absolument rien… à court terme. La patience est donc une clé de succès en démarrage d’entreprise. Il vous faut accepter d’entrée de jeu que vous ayez à donner du temps à votre projet d’affaires, à y mettre une énergie démesurée et qu’il y ait une longue période morte avant que les affaires ne décollent réellement. C’est primordial d’être au fait de cette période de latence, parce que ça vous évitera de constamment vous remettre en question et disperser vos énergies. Il faut simplement l’accepter, relever ses manches et poursuivre le travail.

Conseil no 2 : Apprenez à échouer

Le pire ennemi de l’entrepreneur, c’est l’orgueil. Les entrepreneurs qui connaissent du succès ont préalablement connu des échecs monumentaux. Si vous n’acceptez pas l’échec d’entrée de jeu, il ne faut pas démarrer votre projet. Ce sont les échecs qui ont construit les entrepreneurs à succès, en leur apportant des connaissances et des compétences impossibles à acquérir autrement. On appelle ça le vécu. Tout simplement.

Pensez-y, qui appelleriez-vous si vous viviez une terrible peine d’amour? Votre ami en couple depuis 14 ans ou celui qui s’est fait larguer 6 fois? Voilà! Le vécu est source de connaissances et de sagesse, en affaires comme dans votre vie personnelle.

Certains entrepreneurs me disent : « C’est impossible que ça ne fonctionne pas, mon projet, ça va être gros! ». Quand j’entends cela, c’est souvent très mauvais signe, parce que l’entrepreneur n’a pas admis la possibilité d’échouer. Dans ce cas, je demande à l’entrepreneur de mettre par écrit tout ce qui pourrait aller de travers dans son projet et de m’expliquer comment il se sentirait face à un échec cuisant. Admettre la possibilité d’échouer et vivre un échec sont des passages obligés vers le succès. Au final, savoir se relever, c’est tout ce qui compte!

 Conseil no 3 : Faites confiance à vos collaborateurs

Une idée d’affaires, ça ne vaut rien. Une entreprise par contre, ça vaut bel et bien quelque chose! Quelle est la différence entre les deux? Alors qu’une idée germe dans l’esprit d’une seule personne, une entreprise est le fruit de la collaboration de plusieurs personnes.

Pour que votre projet d’affaires prenne vie et qu’il soit un succès, vous aurez besoin de rassembler des gens et d’obtenir leur collaboration. Que vous rémunériez chacun de ces collaborateurs ou non ne change rien. Vous devez les laisser intégrer leurs propres connaissances et leurs propres façons de voir à votre projet.

À titre de promoteur, vous n’arriverez à rien sans l’expertise et l’expérience d’autrui. Votre entreprise est un système complexe ; elle a besoin que vous y intégriez un maximum de savoir-faire pour prendre son essor.

Si vous collez à vos propres conceptions et refusez la libre expression à vos collaborateurs, alors vous priverez votre entreprise des ressources-clés pour son développement. Il vous faut développer votre confiance envers vos collaborateurs et vous ouvrir à tout ce qu’ils peuvent apporter à votre entreprise.

Conseil no 4 : Parlez à vos concurrents

Bien que ça puisse sembler contre-intuitif de flirter avec l’ennemi, c’est essentiel! Quand j’étais petit, mes parents m’amenaient souvent manger de la crème glacée. Je sais, j’étais gâté! Ils étaient amis avec le propriétaire de la crémerie du coin. Un jour de canicule, j’ai vu son concurrent débarquer pour lui acheter des stocks. Il avait écoulé les siens et voulait continuer de faire des ventes. Eh bien, savez-vous quoi? Le propriétaire lui en a vendu. Du haut de mes six ans, j’étais sous le choc. Je mangeais mon cornet et je tentais de comprendre ce qui venait de se passer.

Il faut comprendre que vos concurrents ne sont pas vos ennemis. Ils devraient plutôt être vos meilleurs amis. Ils travaillent dans votre industrie et souhaitent la même chose que vous : plaire au même client que vous. Vos concurrents ont, tout comme vous, développé une connaissance et une philosophie de l’industrie. Ce savoir est l’une des ressources les plus importantes en démarrage d’entreprise. Alors, pourquoi ne pas échanger librement sur le sujet.

Entretenir de saines relations d’affaires avec les concurrents permet non seulement de régulièrement prendre le pouls de l’industrie, cela peut également conduire à des partenariats. C’est ce que l’on appelle la coopétition. Que ce soit par une coentreprise, une alliance marketing ou un investissement en recherche et développement, la coopétition profite aux deux parties. Alors, ne privez pas votre entreprise de tout ce que les concurrents peuvent lui apporter!

Conseil no 5 : Apprenez à faire de l’innovation ouverte

Simplifions-nous la vie : pourquoi réinventer la roue? Voilà qui résume l’essentiel de ce qu’est l’innovation ouverte. Il s’agit simplement de mettre en commun des savoirs existants au lieu de les recréer constamment à partir de zéro. Quels savoirs aimeriez-vous intégrer à votre entreprise? Quels savoirs aimeriez-vous partager?

Tout savoir est coûteux à développer. Vous pouvez éviter à votre entreprise de nombreux coûts et de nombreux essais infructueux en faisant l’acquisition d’innovations déjà en place dans d’autres entreprises, organismes ou communautés. À l’inverse, vous pouvez tirer profit d’une innovation que vous avez développée et qui reste sous-utilisée ou inutilisée.

Par exemple, pourquoi ne pas utiliser une plateforme d’approvisionnement déjà en place au lieu de bâtir un nouveau réseau de fournisseurs? Pourquoi ne pas partager votre fichier Excel de calcul des coûts de revient? Bien qu’il y ait une riche documentation sur l’innovation ouverte, le concept reste simple : il s’agit de partager. Que ce soit gratuit ou payant, juste, partager.

Conseil no 6 : Redéfinissez constamment votre offre

Ça y est, vous avez obtenu votre premier contrat. Félicitations! Bien que ça puisse vous laisser croire que vous avez en main une offre qui plaise au client, c’est faux! Il est possible que votre offre fasse le bonheur d’un client, ou même à certains clients, mais est-elle optimale? Fort probablement que non! Les entrepreneurs à succès redéfinissent constamment leur offre, que ce soit un produit ou un service.

En cybercommerce, on appelle A/B testing le raffinement constant de l’offre, des contenus ou des publications en fonction des préférences du public. Ce principe du cybercommerce doit être appliqué à votre entreprise, quelle qu’en soit la nature! Votre offre ne doit jamais devenir statique, elle doit rester dynamique et réactive au marché et aux tendances dans l’industrie.

Les entrepreneurs qui connaissent du succès sont au diapason de leur clientèle. Ils sont capables d’ajuster les moindres détails de leur offre et de ses modalités de communication en vue d’obtenir une réponse optimale chez leur clientèle.

Conseil no 7 : Travaillez moins

Les entrepreneurs en démarrage ne comptent pas leurs heures de travail. Ils travaillent sans relâche et parfois, c’est juste trop! Peu de gens vous diront de travailler moins. Moi je le fais sans gêne, sans pudeur.

Il est primordial de trouver un équilibre entre le projet et sa vie personnelle. Si vous ne vous vitalisez pas suffisamment dans les différentes sphères de votre vie, votre projet finira par prendre toute la place et vous ne serez plus efficace.

Il est important de prendre du recul et de faire des bilans constamment. Il faut ajuster le tir au besoin. Si le projet prend trop de place dans votre vie, alors vous nuisez indirectement au succès de ce même projet.

Conseil no 8 : Rappelez-vous pourquoi vous faites tout cela

Les entrepreneurs à succès trouvent leur motivation dans le fait de prendre leurs propres décisions et d’accomplir une visée qui leur ressemble vraiment. Ce sont les motivations entrepreneuriales les plus fortes et les plus efficaces. Elles sont directement associées au succès des entrepreneurs.

Or, le quotidien peut parfois vous éloigner des raisons profondes pour lesquelles vous vous êtes engagés dans cette aventure entrepreneuriale. Pourtant, ces motivations sont votre carburant. Elles vous donnent l’énergie pour avancer lorsque les temps sont durs. Prenez donc un moment, une fois par jour, pour vous arrêter. Demandez-vous simplement : pourquoi je fais tout ça? Qu’est-ce qui me pousse? Qu’est-ce qui me vitalise? Voilà, aussi simple que cela!

Conseil no 9 : Faites ce que vous aimez

Il est évident qu’en tant qu’entrepreneur, vous ne ferez pas uniquement ce qui vous passionne. Certainement pas! Vous devrez apprendre à réaliser toute une panoplie de tâches qui vous sortiront de votre zone de confort.

Cela dit, il vous faut d’entrée de jeu comprendre que votre entreprise exigera des connaissances et des compétences que vous ne pourrez pas développer. Vous avez une personnalité qui vous est propre et vous n’avez pas le profil de tous les métiers et de toutes les professions! Bien que je m’émerveille constamment de voir les entrepreneurs repousser leurs limites et sortir de leur zone de confort, il reste que personne ne peut être entièrement polyvalent.

Vous devrez apprendre à déléguer et à vous concentrer sur vos forces. La bonne nouvelle, c’est que vos forces se trouvent nécessairement là où vous avez du plaisir. Vos forces naturelles sont celles qui vous font vibrer, qui rendent vos tâches faciles et agréables, et qui vous vitalisent.

Conseil no 10 : Soyez têtu 

Il arrive fréquemment que des entrepreneurs acceptent des mandats qui sortent de la mission de leur entreprise. Pourquoi? Tout simplement parce qu’ils doivent payer leurs comptes et se nourrir, comme tout le monde! Ça a du sens, non? On appelle cela des contrats alimentaires.

Bien qu’il soit parfois nécessaire de déroger de la mission et des orientations de l’entreprise, cela représente un danger de mutation pour votre entreprise. Je m’explique. À force d’accepter des mandats qui ne correspondent pas à ce que vous souhaitez réellement faire, il est fort probable que vous deveniez graduellement l’expert de ce domaine malgré vous. On vous octroiera des mandats qui sortent de votre champ d’intérêt et de vos forces. Vous vous essoufflerez et, sans vous en rendre compte, vous développerez une entreprise qui ne ressemble en rien au projet d’affaires que vous aviez espéré.

Nous n’avons pas toujours le luxe de refuser des contrats, j’en conviens. Toutefois, vous devrez apprendre à développer une certaine fermeté quant à votre vision d’affaires. Plus vous en dérogerez, plus vous disperserez vos énergies et les ressources de l’entreprise et moins vous sentirez de motivation par rapport à votre projet. Imaginez que vous acceptiez un contrat alimentaire et que vous soyez obligé de refuser un contrat qui vous anime la semaine suivante parce que vous êtes en surcapacité. Ce serait d’une tristesse incroyable! La même logique s’applique pour des collaborations, des alliances marketing ou des projets parallèles à votre entreprise. Il y a trois règles en démarrage d’entreprise : cohérence, cohérence et cohérence.

Soyez têtu et mettez de l’avant le projet qui vous anime et restez centré sur votre objectif ultime. Quelle marque souhaitez-vous créer? Dans quel domaine souhaitez-vous être reconnu? Qui souhaitez-vous servir? De quelle manière? Quelles sont les couleurs de votre entreprise?

Un petit bonus

Parmi les centaines de conseils que je pourrais vous donner, il y en a un qui prime sur tous les autres : apprenez à apprendre. Devenez graduellement votre propre conseiller d’affaires. Prenez des petites notes sur votre industrie, vos clients, vos propres attitudes et vos propres comportements. De quoi avez-vous le plus besoin pour réussir? Qu’est-ce qui vous bloque? Qu’est-ce qui vous anime et qui vous aide à franchir tous les obstacles? Apprenez à poser un regard critique et systémique sur votre entreprise, sur vos collaborateurs et surtout, sur vous-mêmes.   Le succès d’un démarrage d’entreprise étant entièrement lié à son ou ses promoteurs, cette capacité autodidacte est cruciale. Donc, le meilleur conseil que je peux vous donner c’est : développez votre capacité à vous conseiller vous-mêmes!

Écrit par Jean-Philippe L’Écuyer, Entrepreneur en résidence à Futurpreneur Canada, @JP_Lecuyer

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