Et si vous commenciez l’année bien accompagné?

Jad une jeune entrepreneure québécoise, fondatrice de Mini Cycle, a trouvé en Othmane son mentor, une aide précieuse qui lui permet d’optimiser ses efforts au quotidien. De par sa grande expérience en entrepreneuriat social, Othmane la guide dans son parcours entrepreneurial.

  • En quelques mots, dites-nous en un peu plus sur vous.

Jad : Je suis mère de deux jeunes filles de 2 et 4 ans. Je suis passionnée de tout ce qui englobe la durabilité. J’apporte beaucoup d’importance à ma consommation personnelle afin de devenir de plus en plus durable dans mes choix de tous les jours. Je m’intéresse beaucoup à tout ce qui se rapporte à l’habitation, la nourriture et la mode, d’où l’idée de créer une économie circulaire dans la mode pour enfant.

 

Othmane : Titulaire d’un Baccalauréat en Administration des affaires, d’une Maitrise en Gestion et administration des entreprises ainsi que d’une formation qualifiante de Conseiller en développement économique délivrée par l’APDEQ (Association des professionnels du développement économique du Québec), j’ai une expérience significative en conseil, accompagnement et formation des entrepreneurs dans la création et le développement de leurs activités économiques, qu’elles relèvent du domaine de l’économie classique ou de l’économie sociale.

De plus, j’ai une expertise en Entrepreneuriat social, Responsabilité sociale des entreprises (RSE) et Développement inclusif et durable des territoires.

 

 

  • Partagez avec nous votre expérience et vos choix de carrière.

Jad : Avant de fonder Mini-Cycle je travaillais pour Bombardier Transport à Bangkok en gestion de projet pour les systèmes de métro à travers l’Asie. J’ai notamment contribué à construire les lignes 5&6 du métro de Delhi en Inde. Habiter en Asie m’a fait comprendre à différent niveau l’impact que l’humain engendre en se développant et tout spécialement l’impact des mégapoles sur l’environnement. C’est à ce moment que j’ai ré-enligné ma carrière vers un chemin plus spécifiquement axée vers la durabilité. J’ai donc complété une maitrise en études environnementales de l’Université Queens en Ontario, où j’ai pu approfondir mes connaissances en durabilité, en énergies renouvelables, et en bâtiments haute performance. À la suite de ma maitrise, j’ai eu la chance d’œuvrer sur le conseil d’administration de Maison Passive Québec.

Je suis maintenant chargée de cours à l’université de McGill depuis 3 ans dans la faculté de gestion. J’enseigne sur les Stratégies pour la durabilité. (Strategies for Sustainability) en plus de travailler à temps plein sur Mini-Cycle.

 

Othmane : J’ai toujours eu un engagement sociétal très fort en faveur de la démocratie participative et d’un mieux vivre ensemble en paix.

Dans mon parcours, j’ai toujours recherché les manières de mobiliser l’intelligence collective au service du bien commun et de maximiser l’impact positif de projets pour qu’ils soient créateurs de valeurs partagée pour toutes les parties prenantes.

Ainsi, après une longue carrière de Manager de projet en lien avec l’amélioration de la performance des organisations au sein de grandes entreprises puis de Développeur des affaires, de partenariats et d’alliances stratégiques notamment entre la France et le Québec, je me suis engagé auprès de la ville de Sceaux en France comme Conseiller à l’économie sociale pour contribuer au développement d’une économie locale qui soit sociale, solidaire, écologique, responsable, inclusive et durable.

 

 

  • Jad, qu’est-ce qui vous a décidé à contacter Futurpreneur?

J : Je voulais du support pour m’aider à faire avancer mon entreprise. Je savais que Futurpreneur était une organisation bien réputée au Canada avec un réseau de mentors important.

 

 

  • Othmane, qu’est-ce qui vous a décidé à devenir mentor ?

Dans la continuité de mes valeurs, dans un esprit de partage et de bienveillance, être mentor me permet de mettre à profit bénévolement mon expérience et mes apprentissages en entrepreneuriat, de fournir des pistes de réflexion qui permettront au mentoré de poser les bonnes actions, d’appliquer les bonnes décisions. Des actions qui, je l’espère, l’éclaireront et l’aideront à mieux mesurer les situations ainsi qu’à développer ses compétences entrepreneuriales.

 

 

  • Quelle a été la partie la plus gratifiante dans le fait d’être mentor ?

O : En plus du plaisir de se retrouver à nouveau dans le contexte de la création d’entreprise, aux côtés de l’entrepreneur mentoré, avec tout ce que cela implique : énergie, dynamisme, créativité…, la partie la plus gratifiante reste, pour moi, celle du plaisir d’aider à résoudre des problèmes concrets et la satisfaction de participer au succès d’un projet qui, le plus souvent, relève d’un projet de vie pour le mentoré

 

 

  • Quels sont les avantages et challenges du mentorat?

J : Avoir un mentor m’apporte beaucoup. Dans mon cas j’ai su trouver un mentor qui me donne d’excellentes idées d’un côté marketing digital et qui a aussi une bonne base de réseaux dans le milieu de l’économie sociale afin de faire avancer avec mes stratégies entrepreneuriales.

 

O : Pour moi, le plus gros challenge du mentorat est de bâtir une relation de confiance mutuelle et de faire un travail sur soi : travailler son écoute active, son empathie et sa capacité à donner.

 

 

  • Pensez-vous qu’il est important pour les jeunes entrepreneurs d’avoir des mentors ? Et si oui pourquoi ?

J : Oui, je pense que c’est super important. En tant que nouvel entrepreneur il y a beaucoup d’aspects, que ce soit de gestion ou de stratégies, qui peuvent nous échapper et le mentor aide à faire en sorte que ceux-ci soient mis de l’avant.

 

O : Il est pour moi très important pour les jeunes entrepreneurs d’avoir des mentors car, en plus du partage de savoir et de savoir-faire dont ils bénéficieront, ils tireront un grand avantage de compétences en matière de savoir être qui leur seront fondamentales dans la conduite de leur projet, tant au niveau personnel qu’au niveau des collaborateurs et des partenaires avec lesquels ils auront à échanger, travailler et développer des relations gagnant-gagnant.

 

 

  • Qu’est-ce qui selon vous permet à la relation mentor / mentoré d’être un succès ?

O : Le mentoré est une personne qui se lance dans un projet entrepreneuriale dans laquelle il investit du temps, de l’énergie, de l’argent et sur laquelle il fonde beaucoup d’espoir de réussite. C’est souvent pour lui un véritable projet de vie nécessitant beaucoup de sacrifices. Aussi, pour que la relation mentor/ mentoré soit un succès, le mentoré a besoin de se sentir compris et soutenu par le mentor durant les différentes phases de développement de son projet.

Pour cela, il me semble nécessaire que soit développé une relation basée sur de la confiance, de l’écoute active, de l’empathie et de la bienveillance. Une relation qui agisse comme un motivateur, créatrice de synergie positive et porteuse d’espérance dans laquelle les deux parties prenantes s’enrichissent mutuellement et en sortent grandies.

 

J : Une bonne organisation et établir les objectifs de mentorats à l’avance.

 

  • Recommanderiez-vous le mentorat à d’autres personnes ?

O : Oui, je recommanderais sans aucun doute le mentorat à d’autres personnes et cela quel que soit la phase de leur projet : création, lancement, développement ou changement d’échelle !

J : Oui, à 100%

Crédits photos : Simon Laroche

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