Les avantages de l’implantion d’un processus de délégation au sein d’une entreprise d’envergure sont nombreux, tant au plan financier pour les propriétaires que pour le bien-être du personnel. En effet, quelque soit le niveau hiérarchique auquel est affecté un employé, la réduction de sa charge de travail devrait lui faciliter la gestion de son temps. Ajoutons à cela que cette pratique est de nature à favoriser le travail en équipe et de faciliter la conciliation de la vie professionnelle avec la vie personnelle et familiale.

Malheureusement, selon moi, le concept de la délégation serait mal compris des principaux intéressés. La principale difficulté est due au fait que l’on confond l’art de la délégation avec une relation employeur-employé conventionnelle.

 

Pour rétablir les faits, il importe en premier lieu de s’entendre sur une définition pertinente à nos attentes. Voici :

« Activité par laquelle le délégateur transmet son autorité au délégataire. Ce qui implique de confier à un subordonné la responsabilité d’un mandat de travail, tout en lui fournissant le support et les ressources nécessaires. »

 

Notons que :

  • Voici ce que nous avons trouvé sur le site : Gouvernement du Canada Termium plus https://www.btb.termiumplus.gc.ca/ « La délégation suppose un transfert de pouvoir du délégant au délégataire. »

 

  • La délégation s’appuie sur la confiance en l’autre et sur l’abandon d’une partie de son pouvoir au profit d’un collaborateur. Elle ne saurait de ce fait se concevoir sans contrôle.

 

 

  • En d’autres termes, transmettre une simple instruction ou un ordre s’apparente à une relation employeur-employé conventionnelle.

 

Une recherche sommaire sur le web suffirait à vous démontrer que la plupart des textes traitant de délégation sont incompatibles avec ce qui précède. Voici un aperçu de ce j’ai trouvé :

  • Prendre le temps de vous arrêter dans le but de former une autre personne pour une fonction en particulier ou des actions précises, ce qui va vous permettre de vous libérer et d’avancer dans votre projet.

 

  • Rien n’indique qu’il y a transmission d’autorité à un délégataire. Il est simplement question de confier une tâche à un subalterne.

 

  • Un tableau, publié à répétition par des auteurs différents sur le réseau social LinkedIn, indique que ce sont les taches urgentes et non importantes qu’il faut déléguer.

 

  • Les taches urgentes et non importantes peuvent être confiées sans crainte à des subalternes dans le cadre d’une relation employeur-employé conventionnelle. À l’opposé, une mission importante sera confiée à une personne en qui le délégataire a avez assez confiance pour lui céder une partie de votre pouvoir, sachant qu’elle prendra tout le temps nécessaire pour la mener à bien.

 

  • Lorsque je délègue, le résultat n’est pas satisfaisant.

 

  • Si le résultat n’est pas satisfaisant, comment peut-on prétendre que le délégateur avait confiance au délégataire lorsqu’il a accepté de lui transférer une partie de son pouvoir ?

 

  • Il faut indiquer aux employés leurs responsabilités.

 

  • Ici, on parle d’employés et non de délégataires.

 

  • Chercher à savoir si votre candidat peut assumer les fonctions de son poste en parallèle des missions que vous souhaitez lui déléguer.

 

  • Ici, il y a contradiction ! Nous pouvons lire dans le même texte que la délégation libère du temps au manager, mais il faudrait tout de même s’assurer qu’il lui restera assez de temps pour assumer les fonctions régulières de son poste ! Notons que le délégateur est tenu de fournir le support et les ressources nécessaires au délégataire, dont le personnel requis. 

 

  • Il s’agit simplement de choisir les tâches appropriées pour les bonnes personnes et de les déléguer de manière efficace.

 

  • Ils’agit plutôt d’accorder une attention très spéciale au choix du délégataire qui doit obligatoirement être une personne digne de confiance. Ce sera à ce dernier d’attribuer les taches appropriées et de transmettre les procédures aux employés subalternes.

 

Et vous, propriétaire ou haut dirigeant d’entreprise ou d’organisme public, enseignant, coach ou mentor d’affaires, étudiant ou employé nouvellement arrivé sur le marché du travail qui aspirera un jour à un poste de direction dans une entreprise d’envergure, maîtrisez-vous l’art de la délégation? Avez-vous l’intention d’améliorer vos connaissances et habiletés de cet outil indispensable à tout gestionnaire ayant plusieurs subalternes sous ses ordres? Aimeriez-vous en discuter?

Nous attendons vos commentaires!

Article écrit par Jacques Pelletier, mentor chez Futurpreneur Canada

 

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